Blaise Cendrars et ses 'Grands Fétiches': Ou l'objet colonisé comme médium instable du poétique,

Research output: Research - peer-reviewJournal article

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Translated title of the contributionBlaise Cendrars and his "Grands Fétiches", or the colonized object as an unstable medium of poetics
Quand l’écrivain Blaise Cendrars fait paraître sa série de poèmes réunis sous le titre Les Grands Fétiches dans la revue bruxelloise Le Disque vert en 1922, il semble participer de la grande mode « Nègre » qui secoue la France en cette période. Co-découvreur des arts dits « primitives » dès 1916 avec Guillaume Apollinaire, l’écrivain va les insérer dans son travail poétique comme miroirs inversés de la modernité occidentale. Cependant, même s'il utilise certains des clichés racistes de son époque, il se place lui-même dans le camp des « mélanophiles », et va se servir de cet Art Nègre pour repousser à l'extrême les frontières de la modernité. La série des Grands Fétiches participe directement de ce désir, et nous tenterons de montrer dans cet article comment ces objets dits primitifs deviennent des objets « instables » qui remettent en question la définition même du poétique.
Original languageFrench
JournalOrbis Litterarum
Volume71
Issue number6
Pages (from-to)509-524
Number of pages16
ISSN0105-7510
DOIs
StatePublished - 11 Nov 2016

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ID: 93774173